L’hôpital britannique Royal Trinity Hospice accueille et accompagne des patients en phase terminale, en leur offrant des conditions dignes avant de s’éteindre. Le centre a choisi d’explorer les possibilités qu’offre la réalité virtuelle en proposant aux patients de réaliser un de leur rêves virtuellement, sans avoir à sortir du lit.

 

L’hôpital Royal Trinity Hospice situé au cœur de Londres, souhaite à travers la réalité virtuelle, faire oublier aux patients la douleur, les limites physiques du corps et les angoisses du quotidien le temps d’une expérience immersive. D’après les premières expériences réalisées, en plus de rendre les patients heureux, ces immersions auraient eu des effets très positifs sur leur santé physique et mentale.

Le projet d’accompagner les patients à travers la réalité virtuelle voit le jour en 2016, lorsqu’une mère de famille, Sarah Ezekiel, paralysée depuis 16 ans, confie à Leon Ancliffe, un producteur de films, que son plus grand regret était de n’avoir jamais pu nager avec des dauphins. Touché par cette confession, le producteur décide de réaliser son rêve grâce à la réalité virtuelle. Il créé alors un film spécialement pour la maman, qui, grâce au casque de réalité virtuelle, a pu vivre une expérience inoubliable. Face à cet enthousiasme, Leon décide de s’associer avec un hôpital accueillant des personnes en fin de vie pour leur permettre de réaliser leurs rêves.

DIMINUER LA SOUFFRANCE AVEC LA RÉALITÉ VIRTUELLE

La jolie aventure se poursuit donc à l’hôpital Royal Trinity Hospice. Le principe est simple : les patients annoncent à l’équipe médicale un rêve qu’ils souhaiteraient réaliser avant de mourir et le personnel choisit le film le plus adapté à la demande. Dans la playlist d’expériences de réalité virtuelle on peut trouver entre autres : le ski dans les Alpes, le surf sur la plus belle vague de Tahiti, la visite des chutes du Niagara et des voyages à travers le monde. Une expérience qui semble fonctionner, notamment avec Susie, une patiente de l’hôpital atteinte d’un cancer en phase terminale particulièrement douloureux. Après avoir réalisé un voyage virtuel aux Maldives, la patiente, qui avait évalué sa souffrance à 7 sur une échelle de 10 avant d’enfiler le casque, a indiqué ne plus souffrir qu’à 3 après l’avoir retiré.

Article par NOÉMIE FONSINO sur TopSanté

Leave a Reply